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... Pour des raisons indépendantes de notre volonté nous n'avions plus rien à mettre ici. Mais bon les choses ont changées ;)
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... telle est la réaction de Pieter Timmermans dans son commentaire sur les préavis des employés et des ouvriers.
Autant je ne vois aucun intérêt à limiter (voir supprimer) les parachutes dorés des patrons des grandes entreprises, même si on peut aisément comprendre les frustrations des ouvriers ou des employés a qui le patronnat demande de plus en plus d'efforts (si pas de chômage économique ou de chômage tout-court). Mais clairement, ce n'est pas la suppression de ces parachutes qui permettra de remonter le niveau de vie des travailleurs, ni d'augmenter l'emploi en Belgique.
Tout au plus cela apportera peut-être un sentiment de vengeance consommée aux ouvriers-employés, un peu comme celui de voir le voisin d'en face planter sa nouvelle Porsche Cayman dans un des lions en pierre bleue de son allée centrale alors que vous attendez un hypothétique bus de la TEC qui ne viendra pas pour cause de grève surprise.
Le jours où les ouvriers-employés jaloux de ces grands patrons comprendont que pour un patron, discuter son contrat de travail afin d'y inclure un parachute-doré, c'est un peu comme l'employé ou l'ouvrier demandant une voiture de société ou la camionette du patron pour rentrer chez lui le soir. Ceux qui n'ont pas droit à ces avantages auraient-ils le droit de demander au Sénat de voter une Loi contre ce type d'avantages ?
Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes dans un système libéral, ou tout un chacun a le droit de demander ce type d'avantage dans son contrat de travail. Evidemment il faudra aussi démontrer que votre valeur ajoutée est telle que c'est vous qui êtes en position de force, et que de fait, si une société veut vous employer, elle devra répondre à vos desiderata, et non pas le contraire.
Mais revenons à Pieter Timmermans, que je déteste car il représente à lui seul tout ce qu'on peut reprocher à l'ultra-libéralisme, et ce n'est pas la première fois qu'il fait clairement comprendre dans ses interviews que les petits et moyens revenus sont pour lui les cancrelats de la société économique.
Pieter Timmermans, donc, devrait quand même savoir qu'il y a une différence entre les primes de licenciement d'un employé-ouvrier qui sont elles comprises dans un cadre légal (et donc non discutables, aussi bien par le patron que par l'employé-ouvrier) et un parachute-doré, qui lui est laissé à la libre appréciation du comité de Direction lors des discussions relatives au contrat d'embauche d'un grand patron. Ce n'est pas en ayant des réactions de la sorte qu'on calmera le jeu et fera accepter aux "petites gens" ces sommes dignes de l'euromillion distribuée aux grands patrons, surtout lorsque ceux-ci sont forcés de démissionner (lire licenciés) car ils ne correspondent pas ou n'ont pas réussi à atteindre les objectifs fixés. Dans ce cas là on pourra dire que contractuellement il a droit à son parachute doré, mais le fait de l'obtenir ressemble plus à un gros coup de bluff digne du WSOP qu'à un mérite quelconque.
Et c'est ce point là que Pieter Timmermans aurait dû relever et admettre que déontologiquement la FEB devrait effectivement demander d'inclure un paragraphe refusant de verser quelque indemnité que ce soit si le contrat est cassé unilatéralement pour raison d'objectifs non-atteints ou faute dans le management de l'entreprise qui lui aurait été confiée.
Pour le reste, qu'il s'agisse de 18 ou 36 mois d'un salaire à 5 ou 6 chiffres mensuels, je pense qu'aucun socialiste ne sera jamais content, et personnellement je m'en tape un peu.
... pour cause de temps doux sans pluie et de congés, je n'avais plus pris le train depuis quasi 5 mois, préférant nettement polluer la planète à grands coups de CO2 rejetés par le pot d'échappement pas-très-homologué de ma vieille poubelle à deux roues.
Mais ce matin, le temps avait donc envie de nous rappeler qu'ici ce n'est pas le Sud de la Californie, et qu'il faut donc regarder par la fenêtre avant de mettre un pied dehors.
Bref, vous l'aurez compris, temps de merde ce matin, direction la gare de notre petite bourgade, accompagné de Pathakrep.
Et là, je redécouvris les joies de partager le petit morceau de toit nous protégeant de la pluie, entouré des futurs cancéreux en manque de nicotine, vous enrobant de leurs nuages nocifs à chaque expiration. Le froid humide rentrant par tous les interstices de votre manteau, de votre pull, de votre chemise, de votre t-shirt.
On a beau croire, je souffre moins du froid à moto par -5° que d'attendre un train sous la pluie et ses 8° matinaux.
A tout cela vous rajoutez le stress causé par la crainte d'un retard de votre train, car si les premières fois que vous prenez ce mode de transport vous vous dites que ça peut arriver, vous vous rendez bien vite compte qu'il est moins probable qu'un train arrive/parte à l'heure où même ne soit annulé.
Etonnamment, sans doute par esprit de contradiction, le train du matin arriva à l'heure, démarra à l'heure, et entra en gare de Bruxelles à temps, et, cerise sur le gâteau, sans un bruit plus haut que l'autre dans le wagon, ce qui vous permis d'entrevoir ce début de matinée d'un air plutôt serein, et ce malgré le mauvais temps extérieur.
Mais ce qu'il y a de bien dans les voyages en train, c'est que si vous le prenez le matin, vous être généralement obligés de le reprendre le soir pour rentrer chez vous. Et c'est là que vous découvrez qu'un train c'est un peu comme un beignet fourré à la moutarde, si à la première bouchée vous n'avez pas le nez qui pique et les yeux qui pleurent, reprenez en donc une deuxième.
Tout commence par l'absence de Pathakrep dans le compartiment. Pourtant le train venait de fermer ses portes, Pathkrep devrait être là. Non, elle EST là, c'est mon esprit qui me joue des tours, la fatigue de la journée, clignons des yeux plusieurs fois, elle va apparaître devant moi, ou je vais entendre sa démarche dans mon dos et la voir passer la tête avec un large sourire.
Mais non, la seule démonstration de présence de Pathakrep fut la vibration de mon GSM annonçant un appel entrant. Madame avait raté son train à cause des travaux en Gare Centrale. Impossible pour elle de me rejoindre à l'heure, les usagers semblant s'amuser à faire barrage et n'avançant que pour mieux resserrer leurs rangs.
Le reste du voyage fut assez tranquille, de temps en temps agrémenté du rire cinglant de ma voisine de derrière, mais mieux vaut entendre quelqu'un rire pendant tout un trajet plutôt que le bruissement aigu de la musique trop forte s'échappant des écouteurs d'un quelconque baladeur numérique.
Mais comme dit le proverbe, il ne faut crier victoire qu'une fois la ligne d'arrivée passée. Comme de fait, en gare de Mons, voilà que l'arrêt du train se prolonge. Trop perdu dans mes pensées, je n'y prêtais attention que lorsque j'entendis une voix bien connue. Celle de Pathakrep bien évidemment. Le train pris par Madame avait pu bénéficier du retard de mon convoi et avait réussi à nous rattraper. Passons sur les retrouvailles sans grand intérêt, dignes de deux amants ne s'étant plus vus depuis des semaines, et intéressons nous plutôt à la raison du retard de mon train, qui fut bientôt annoncée d'une voix tonitruante par les haut-parleurs de notre wagon.
"Mesdames et Messieurs, veuillez nous excuser pour ce retard mais..."
"... nous ne trouvons pas le conducteur devant effectuer le relais de votre trajet".
Ne vous avais-je pas parlé d'un beignet à la moutarde ? Incroyable non ? Dois-je être ainsi maudit d'Hermès pour me voir à chaque fois ralenti dans mes trajets en train ?
Mais voyons cela sous un autre angle, et remercions donc la SNCB pour avoir permis à deux amants perdus de se retrouver enfin, tels Anouk et Jean-Louis.
NB: Pour demain le bulletin météorologique annonce le retour du soleil.
... il n'y avait pas de carriage return entre ces deux titres...
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